Orateur
Description
Entreprendre dans l’industrie culturelle comme l’une des pistes du développement durable au Burundi
Thème 3 : « Entrepreneuriat et croissance économique »
Le Burundi regorge un patrimoine culturel matériel, immatériel, historique, archéologique et biologique immensément riche, qui pourrait être exploité pour générer des revenus importants à la fois aux individus, aux administrations locales et à l’Etat ; tout en participant à la valorisation de la culture, au renforcement des valeurs et au respect des traditions. Malgré l’immensité des opportunités du secteur, l’entrepreneuriat culturel reste presque inexploité au Burundi. Pourtant, la société connaît un nombre important de chômeurs, dont certains sont même des lauréats des différents niveaux de l’enseignement, censés être spécialisés dans un tel domaine. Curieusement, malgré ses efforts pour faciliter et encourager la création des filières liées au secteur d’entrepreneuriat, même l’Etat burundais, contrairement aux autres pays de la sous-région, n’arrive pas à investir dans le domaine du patrimoine culturel, malgré son immensité d’atouts et opportunités. Pourquoi donc les Burundais n’investissent ou ne s’investissent pas suffisamment dans le secteur de l’entrepreneuriat culturel ? Serait-il le manque de capacités ou de culture entrepreneuriale, de ressources ? Autant de questionnements auxquels veut se consacrer cette communication. Elle voudrait montrer que l’entrepreneuriat culturel est l’un des secteurs clés du développement durable, car capable de générer beaucoup d’emplois et de revenus aux individus et à l’Etat. L’insistance sera mise sur l’un de ses points forts et même une particularité avantageuse, à savoir que le secteur n’oblige pas nécessairement des connaissances académiques. Car l’entrepreneuriat culturel ne consiste pas seulement à la création des œuvres. L’on peut entreprendre dans le domaine par la mise en valeur des œuvres créés par d’autres, ou même des œuvres de la nature. D’où la nécessité de sensibiliser la société et l’Etat, et surtout les entrepreneurs privés.