Orateur
Description
Cette recherche évalue l'impact des politiques monétaires et prudentielles sur les prêts agricoles dans la région des Grands Lacs (Rwanda, Burundi, RDC) à travers l'application des théories de la régulation financière, des effets fixes des banques, de la croissance économique, de la théorie monétaire keynésienne, et de la théorie des risques politiques et institutionnels. L'approche méthodologique combine des analyses individuelles pour chaque pays, utilisant les Moindres Carrés Ordinaires (MCO) pour estimer les relations entre les variables dans chaque contexte national, ainsi qu'une analyse de panel pour l'ensemble des pays. Les variables clés étudiées incluent le portefeuille des crédits agricoles, la politique monétaire, les mesures prudentielles, la stabilité politique, les effets fixes des banques, l'inclusion financière, les guichets automatiques, les agences bancaires commerciales, le produit intérieur brut (PIB), et la qualité des institutions.
Les études empiriques récentes soulignent plusieurs points clés : les travaux de Musoni & Kabera (2021) soulignent l'impact des créances non performantes sur les prêts agricoles. Les études de Beck, Demirgüç-Kunt & Maksimovic (2019) et Byaruhanga et al. (2020) n'ont pas trouvé d'effet significatif des créances sur les prêts agricoles. Enfin, les résultats d'Adem (2022) soulignent l'effet de la stabilité politique sur le risque de crédit.
En s'inscrivant dans les perspectives de croissance économique et d'émergence du Burundi d’ici 2040, cette recherche propose des recommandations pour renforcer l'impact positif des mesures prudentielles et de la politique monétaire sur l'inclusion financière et la stabilité du secteur agricole dans la région.