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11–15 nov. 2024
Campus Mutanga
Fuseau horaire Africa/Bujumbura

Contribution à l’amélioration de la santé de la population au Burundi : Enquête ethnobotanique des plantes médicinales utilisées pour le traitement du diabète au Burundi

14 nov. 2024, 09:00
15m
Amphitheatre FSPE/1-1 - Amphitheatre FSPE (Campus Kamenge)

Amphitheatre FSPE/1-1 - Amphitheatre FSPE

Campus Kamenge

300
Médecine traditionnelle et alternative/ Traditional and Alternative Medicine Session parallèle 6: SANTE ET BIEN -ETRE

Orateur

M. Anatole Bukuru (Centre de Recherche en Sciences Naturelles et de l’Environnement, Faculté des Sciences, Université du Burundi, Ecole Doctorale de l’Université du Burundi)

Description

Au Burundi, diabète sucré de type 2 constitue la troisième cause d'hospitalisation au Centre Hospitalo-universitaire de Kamenge et est à l'origine de 30 % des amputations des membres inférieurs. Bien que la gestion du diabète repose sur divers traitements, incluant la médecine conventionnelle, l'exercice physique et les régimes alimentaires, le recours à la médecine traditionnelle devient de plus en plus fréquent. Cependant, les informations sur les plantes utilisées pour son traitement au Burundi restent limitées. Cette étude vise la mise à contribution de la pharmacopée burundaise dans le traitement du diabète. Elle identifie les plantes utilisées pour son traitement et renseigne leur mode d’utilisation. L’étude a procédé par une enquête auprès de 64 tradipraticiens établis sur tout le territoire national. La fréquence de citation, la fréquence relative de citation et niveau de fidélité a été utilisée pour déterminer l’importance de chaque espèce. Au total, 121 espèces de plantes médicinales appartenant dans 57 familles et 107 genres ont été répertoriées pour traiter le diabète. Les espèces les plus fréquemment utilisées sont Gymnanthemum amygdalinum (RFC= 30%); Dicoma anomala (RFC = 22%); Erythrina abyssinica et Parinari curatellifolia (RFC= 19%), Ageratum conyzoides (RFC=17%) Microglossa pyrifolia, Securidaca longepedunculata et Urtica massaica (RFC=16%); Azadirachta indica (RFC=14%). Les Asteraceae, Fabaceae et Chrysobalanaceae sont des familles les plus représentées. Les parties les plus utilisées sont les feuilles (48,08 %), l'écorce (24,78 %) et les racines (12,09 %). Les préparations se font sous forme de décoction (65,63 %), macération (31,25 %) et infusion (3,13 %). Ces médicaments étaient administrés oralement. Cette étude souligne que les plantes médicinales restent largement utilisées pour traiter le diabète au Burundi. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la qualité, l'efficacité et l'innocuité des remèdes utilisés par les tradipraticiens burundais.

Auteur principal

M. Anatole Bukuru (Centre de Recherche en Sciences Naturelles et de l’Environnement, Faculté des Sciences, Université du Burundi, Ecole Doctorale de l’Université du Burundi)

Co-auteurs

Dr Emmanuel Banzubaze (Institut national de santé publique (INSP), Burundi) Prof. Fréderic Nsabiyumva (Faculté de médecine, Université du Burundi) Prof. Jacques Nkengurutse (Centre de Recherche en Sciences Naturelles et de l’Environnement, Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université du Burundi) Dr Jérémie Ngezahayo (Centre de Recherche en Sciences Naturelles et de l’Environnement, Faculté des Sciences, Université du Burundi) Prof. Pierre Duez (Service de Chimie Thérapeutique et de Pharmacognosie, Université de Mons (UMONS), 20 Place du Parc, 7000 Mons, Belgium)

Documents de présentation

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