NOTE CONCEPTUELLE
 
APPEL A INSCRIPTION ET CONTRIBUTIONS
 
Colloque organisé par : l’UNIVERSITE DU BURUNDI à travers ses centres de
recherche :
✓ Centre de recherche en Sciences des productions Animales, Végétales et
Environnementales (CRAVE)
✓ Centre de Recherche en Sciences Naturelles et de l’Environnement
(CRESNE)
✓ Centre Universitaire de Recherche en Santé (CURSA)
✓ Centre de Recherche sur le Développement des Sociétés en
Reconstruction (CREDSR)
✓ Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Economique
et Social (CURDES)
Avec la participation financière de :
• L’Université du Burundi
• L’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES, Belgique)
• D’autres partenaires au Développement

1. Contexte et justification.

Au cours de ces dernières décennies, le monde fait face à une double crise d’une ampleur sansprécédent : l’érosion accélérée de la biodiversité et les effets croissants du changement climatique. Ces deux phénomènes, étroitement liés, exercent une pression considérable sur les
systèmes agricoles et alimentaires, en particulier dans les régions déjà vulnérables. 
 
Au niveau global, l’érosion de la diversité génétique est tellement inquiétante que sur les 6 000 espèces végétales cultivées pour l'alimentation, seules 9 représentent 66 % de la production
agricole mondiale, ce qui rend le système alimentaire extrêmement vulnérable aux maladies et aux chocs climatiques.
 
Cette érosion s’accompagne de la perte des services écosystémiques comme les bienfaits fournis par les pollinisateurs (abeilles, oiseaux) et la biodiversité du sol (micro-organismes), une perte qui menace directement les rendements mondiaux.
 
Le changement climatique accélère l'extinction des espèces et la perte de biodiversité réduit la capacité de la nature à séquestrer le carbone et à réguler le climat.
 
L'Afrique est le continent le plus vulnérable au réchauffement, avec une dégradation rapide des terres et une avancée du désert qui exacerbent la malnutrition. Plus de 60 % de la population dépend de l'agriculture pluviale de subsistance, rendant la sécurité  alimentaire indissociable de la santé des écosystèmes locaux. Face au changement climatique, le continent possède des "cultures orphelines" (mil, sorgho, tubercules locaux, etc.) naturellement résilientes à la sécheresse, mais souvent délaissées au
profit de cultures d'exportation ou importées.
 
Au Burundi, la problématique liant sécurité alimentaire, biodiversité et changement climatique s’inscrit dans un contexte de forte dépendance aux ressources naturelles et à l’agriculture pluviale. La majorité de la population vit de petites exploitations agricoles, souvent sur des terres déjà fragilisées par la pression démographique. Cette dépendance rend le système
alimentaire particulièrement vulnérable aux aléas climatiques tels que les sécheresses prolongées, les pluies irrégulières et les inondations, qui affectent directement la productionagricole et, par conséquent, l’accès à une alimentation suffisante et nutritive.
 
Le changement climatique accentue ces fragilités en perturbant les cycles agricoles traditionnels. Dans plusieurs régions du pays, les saisons deviennent de plus en plus imprévisibles. Cette variabilité compromet les rendements des cultures de base comme le haricot et le maïs. En parallèle, l’augmentation des températures et la modification des régimes
pluviométriques favorisent la prolifération de ravageurs et de maladies, ce qui accroît les pertes
agricoles. Ces dynamiques contribuent à une insécurité alimentaire chronique, touchant particulièrement les ménages ruraux.
 
Dans ce contexte, la biodiversité joue un rôle crucial mais souvent sous-estimé. La diversité des espèces cultivées et des variétés locales constitue un levier essentiel de résilience face aux changements climatiques. Cependant, au Burundi, cette biodiversité agricole est menacée par
la déforestation en faveur de l’agriculture.
 
La disparition des écosystèmes naturels, tels que les forêts et les zones humides, réduit
également les services écosystémiques indispensables à l’agriculture, comme la fertilité des sols, la pollinisation et la régulation hydrique.
 
Par ailleurs, les stratégies d’intensification agricole mises en œuvre pour répondre à la demande alimentaire croissante peuvent, si elles ne sont pas durables, aggraver la dégradation de la biodiversité. L’usage non maîtrisé d’intrants chimiques, la monoculture et la surexploitation des terres contribuent à l’érosion des sols et à la perte de diversité biologique. Cette situation crée un cercle vicieux où la dégradation de la biodiversité affaiblit la productivité agricole,accentuant encore davantage l’insécurité alimentaire.
 
Face à ces défis interconnectés, la question centrale est de savoir comment concilier production agricole, préservation de la biodiversité et adaptation au changement climatique. Des approches telles que l’agroécologie, la gestion intégrée des ressources naturelles et la valorisation des
savoirs locaux apparaissent comme des pistes prometteuses. Elles permettent non seulement d’améliorer la productivité de manière durable, mais aussi de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs climatiques, tout en préservant la biodiversité.
 
C’est dans un tel contexte que s’inscrit ce colloque organisé par l’Université du Burundi sur le thème : « la biodiversité au service de la sécurité alimentaire sous climat changeant : défis et perspectives ». Ce thème souligne entre autres l’interdépendance entre la survie de nos écosystèmes et notre capacité à nourrir une population mondiale croissante dans un contexte d'instabilité climatique. 
 
Les objectifs, les résultats attendus et les autres détails concernant l’organisation sont donnés dans la suite.

2. Objectifs du colloque.

Objectif global : à travers ce colloque, l’Université du Burundi vise à créer un espace d’échange, de partage de connaissances et d’expériences entre différents intervenants principalement dans les domaines de l’agriculture, la biodiversité et le changement climatique ainsi que des secteurs connexes tels que la santé, la nutrition et la protection de l’environnement.

Objectifs spécifiques :
 
• Mettre en évidence la contribution de la biodiversité à la résilience agricole et alimentaire ;
• Analyser les impacts du changement climatique sur la biodiversité et les systèmes agricoles ;
• Identifier les pratiques agricoles durables favorisant la biodiversité et l’adaptation au changement climatique ;
• Promouvoir les approches agroécologiques et les innovations locales ;
• Discuter des cadres politiques et institutionnels favorables à l’intégration de la biodiversité dans les stratégies alimentaires.
 

3. Résultats attendus.

À l’issue du colloque, les résultats suivants sont attendus :
  • Une meilleure compréhension des liens entre biodiversité, sécurité alimentaire et changement climatique ;
  •  Le renforcement des collaborations entre chercheurs et acteurs du développement ;
  •  La mise en lumière de bonnes pratiques et d’innovations reproductibles dans le domaine de la sécurité alimentaire durable ;
  •  Des recommandations stratégiques pour les décideurs politiques ;
  •  La production d’actes du colloque en vue d’une plus large dissémination des résultats du colloque

4. Sous-thèmes du colloque. 

1Biodiversité et résilience des systèmes agricoles 

  •  Diversification agricole et résilience aux stress (extrêmes climatiques, maladies et ravageurs).
  •  Biodiversité et services écosystémiques (pollinisation, fertilité des sols,régulation naturelle des ravageurs, etc.)
  • Pratiques agricoles durables (associations culturales, agroforesterie, plantes de couverture, biofertilisants, biopesticides, lutte contre l’érosion, etc.)
 

2. Changement climatique et gestion durable des écosystémiques (écosystèmes terrestres, aquatiques)

  •   Effets du climat sur la biodiversité (faune, flore, micro-organismes)
  •   Dégradation des écosystèmes (forêts, zones humides, sols, lacs) suite au changement climatique
  •   Perturbations des services écosystémiques (pollinisation, fertilité des sols, régulation hydrique) suite au changement climatique
  •   Savoirs locaux et pratiques traditionnelles d’adaptation
  •   Rôle des forêts dans l’atténuation des changements climatiques
  • Approches intégrées de gestion des paysages
  •  Outils de suivi des écosystèmes (SIG, télédétection)
  •  Modélisation des impacts climatiques
  •  Politiques publiques et gouvernance environnementale

 

3. Production, nutrition et santé

  • Production agricole et qualité nutritionnelle
  •  Rôle de l’élevage dans la sécurité alimentaire des ménages
  • Transformation alimentaire et qualité nutritionnelle
  •  Normes de qualité et sécurité alimentaire
  • Economie circulaire dans les systèmes agro-alimentaires
  •  Normes de qualité et sécurité alimentaire
  • Nutrition et santé publique
  • Impacts des aliments transformés sur la santé
  • Sécurité sanitaire
4. Economie agro-alimentaire, sécurité alimentaire et souveraineté économique
• Impact de l’épidémie du COVID-19 et des conflits géopolitiques sur la disponibilité et
l’accessibilité alimentaire
• Les déterminants internes et externes de l’inflation alimentaire
• Les circuits marchands nationaux, régionaux et internationaux des produits
alimentaires/vivriers formels et informels
• Les financements innovants, verts et inclusifs
• Les filières agro-exportatrices : Potentiel pour soutenir la balance des devises
• L’impact des phénomènes violents : sécheresses, inondations vents violents sur la
sécurité alimentaire et la souveraineté économique

5. Déroulement du colloque.

Le colloque se déroulera sur 2 jours. La 1ère journée débutera par une séance d’ouverture et une session plénière autour de présentations introductives sur le thème central. Après cette séance, des sessions parallèles seront organisées en fonction des différents sous-thèmes. Elles se poursuivront pendant une bonne partie du 2ème jour. L’après-midi de ce dernier jour sera consacré à un panel de discussion qui sera animé par des personnalités expérimentées venant de différentes organisations. Le panel sera suivi par les cérémonies de clôture du colloque.

6. Profil des participants.

Pour atteindre les objectifs fixés, le colloque vise environ 225 participants dans un format hybride (175 en présentiel et 50 en ligne), issus d'entités nationales, régionales et internationales avec de multiples intérêts et compétences dans les domaines de la sécurité alimentaire, la biodiversité, le changement climatique, la santé, la nutrition, la protection de l’environnement et le développement économique.
Les participants attendus sont les décideurs, les enseignants - chercheurs, les représentants d’entreprises, les partenaires au développement, les praticiens, les représentants de la société civile et les ONGs dont
les activités sont en rapport avec le thème du colloque.
 
7. Appel à participation et contributions
 
Le présent appel s’adresse aux chercheurs et praticiens œuvrant dans les secteurs en rapport avec le thème/sous-thèmes du colloque et qui souhaitent partager les résultats de leurs travaux de recherche. 7
La participation est gratuite mais les frais de déplacement et d’hébergement (le cas échéant) sont à charge du participant.
L’inscription au colloque se fait via le lien: https://events.ub.edu.bi/event/16/
Pour celles/ceux qui souhaitent faire une présentation, veuillez suivre les instructions reprises au point 10.
 
8. Organisation
 
L’organisation de cet évènement est assurée par comité d’organisation et un comité scientifique. Toute
demande en rapport avec l’organisation devra être adressée par courrier électronique au Professeur Bernadette HABONIMANA (bernadette.habonimana@ub.edu.bi) avec copie au Prof. Christophe NIYUNGEKO (christophe.niyungeko@ub.edu.bi)
 
9. Dates importantes
 
Activité
 
Date limite
Soumission des résumés
15 juin 2026
Notification sur les résultats de la sélection
19 juin 2026
Soumission des résumés retouchés par les auteurs
24 juin 2026
Tenue de la conférence
19-20 août 2026
NB : Le programme détaillé de la conférence sera communiqué ultérieurement
 
10.Instructions pour les résumés, présentations orales et posters
 
10.1. Soumission des résumés
 
Tous les résumés doivent être soumis en remplissant le formulaire en ligne via le lien : https://events.ub.edu.bi/event/16/
Si vous avez des questions en rapport avec la soumission, envoyez un message à l’adresse suivante : lambert.niyungeko@ub.edu.bi
Les résumés doivent être limités à un maximum de 300 mots. Chaque résumé doit inclure : l’objectif, la problématique, la méthodologie, les résultats et la conclusion.
 
10.2. Présentation orale et posters
 
Les présentations orales seront rédigées en suivant un modèle Power Point qui sera fourni à
cette fin Elles seront regroupées par sous-thème en sessions parallèles. Le temps imparti à
chaque présentation orale est de 15 minutes.
Les présentateurs des posters se verront attribuer un emplacement pour mettre en place les
posters qui seront organisés par thème.
 

Information de la conférence

Date/Heure

Commence le

Finit le

Toutes les horaires sont en UTC

Site

Campus Mutanga
FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI
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