Orateur
Description
Au Burundi, les études comparant les effets de l’urine humaine et de la fumure organique sur la production du maïs demeurent limitées, alors que la dégradation de la fertilité des sols constitue un défi majeur pour l’agriculture. Cette étude avait pour objectif d’évaluer et de comparer l’efficacité de ces deux fertilisants afin de promouvoir la valorisation des déchets humains en agriculture. L’expérimentation a été menée dans la plaine de l’Imbo durant les saisons culturales A et B. Quatre traitements ont été testés à savoir l’urine humaine à 75 % (U), la fumure organique seule (F), un mélange urine + fumure organique (M) et un témoin sans fertilisation (T). Le dispositif expérimental utilisé était un bloc complet randomisé comprenant trois répétitions par traitement. Le taux de germination, les paramètres de croissance et le rendement du maïs ont été évalués.
Les résultats ont montré que les semis sans fumure organique présentaient des taux de germination plus élevés que ceux recevant de la fumure organique. En saison A, le traitement à base d’urine a significativement amélioré la croissance des plants (p < 0,05) et a produit le rendement le plus élevé (4,28 t/ha), soit un gain de 360 kg/ha par rapport au témoin. En saison B, bien qu’aucun effet significatif n’ait été observé sur la croissance (p > 0,05), le traitement U a également enregistré le meilleur rendement (2,14 t/ha), avec un gain de 470 kg/ha par rapport au témoin. Ces résultats indiquent que l’urine humaine constitue une source de fertilisation efficace pour le maïs et pourrait être recommandée comme fertilisant local durable afin d’améliorer la productivité agricole.