Optimisation de l’association culturale haricot-maïs-manioc dans les zones agroécologiques de Kirimiro et Mumirwa au Burundi

Non programmé
20m
FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI (Campus Mutanga)

FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI

Campus Mutanga

100

Orateurs

Libère BukoberoM. Rémy SIBOMANA Salvator Kaboneka

Description

Au Burundi, la pression foncière, la dégradation progressive de la fertilité des sols et les effets des changements climatiques compromettent la productivité des exploitations agricoles familiales. Bien que les cultures associées soient largement pratiquées par les agriculteurs, les recommandations techniques demeurent principalement basées sur les systèmes de monoculture.
Afin de contribuer à l’amélioration de ces systèmes de production agricoles, des recherches dans l’Université Populaire Haguruka, les paysans chercheurs ont collaboré pour mener des expérimentations successives sur l’association culturale haricot-maïs-manioc ont été menées en champs de 2018 à 2025 d’abord sur la comparaison des cultures associées avec leurs monocultures, puis sur l’optimisation des densités culturales et enfin sur la fertilisation de ces composantes.
Les résultats montrent que l’association haricot-maïs-manioc améliore l’efficacité d’utilisation des terres avec un gain de 55 % par rapport aux monocultures, tout en contribuant à l’amélioration de plusieurs indicateurs de fertilité du sol. Les gains nutritionnels en énergie observés varient de 36 à 59 % et de 28 à 51 % pour les protéines selon la zone agroécologique. Le haricot constitue la principale source de protéines tandis que le manioc domine la production énergétique, particulièrement dans la zone de Mumirwa.
L’implantation simultanée des trois cultures s’est révélée plus performante que le semis retardé du haricot, avec des augmentations atteignant 60 % pour la production protéique et énergétique et 72 % pour les revenus. L’augmentation de 20 % de l’espacement recommandé en monoculture a présenté les meilleurs résultats économiques. En matière de fertilisation, l’application des amendements par épandage a permis d’obtenir les rendements les plus élevés en manioc (34,6 t/ha), les meilleures performances nutritionnelles ainsi que le bénéfice net le plus important, avec un rapport valeur/coût supérieur à 2.
Ces résultats démontrent que l’optimisation des associations culturales manioc-maïs-haricot constitue une stratégie prometteuse pour renforcer simultanément la sécurité alimentaire, la qualité nutritionnelle, la rentabilité économique et la durabilité des systèmes agricoles familiaux.

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