Orateur
Description
En collaboration avec l’ISABU, des cartes d’acidité des sols du Burundi ont été produites. Cette cartographie démontre que 73 % des sols ont des pH ≤ 5,5 et nécessitent un chaulage de redressement. Les conséquences de cette forte acidité sont: la non-assimilabilité de N, P, K, Ca, Mg, S, Zn, Cu, Mo, B, et la phytotoxicité de Al, Fe et Mn. Des produits de chaulage sont disponibles localement. Les résultats d’analyse des échantillons de dolomie prélevés chez les producteurs montrent qu’ils sont de bonne qualité chimique (pH, % CaO, % MgO, pouvoir neutralisant, indice de pureté, les pertes aux feux). Cependant, une amélioration de la granulométrie s’avère nécessaire. Car, en utilisant les tamis de 2 mm et 1 mm, il ressort que la dolomie produite, selon les cas, est très grossière ou très fine, ce qui influe sur l’efficacité de la dolomie et la durée de son action dans le sol. L’application de la dolomie sur les sols acides a abouti à des résultats probants: une augmentation rapide de pH (6 premiers mois), suivie de faibles augmentations, et une assez longue stabilisation suivie d’une chute vers le 20 ème mois. A cette période, l’application d’une dose d’entretien de 500 à 600 kg de dolomie par ha/an maintient le pH dans la zone optimale (6-7). En 2025A, la dolomie appliquée en 2023A a augmenté de 740 kg/ha les rendements du maïs (Zea mays L.) et de 760 kg/ha ceux du haricot volubile (Phaseolus vulgaris L.). En conclusion, la dolomie reste une voie prioritaire de gestion des sols acides du Burundi, d’où la nécessité de sensibilisation des agriculteurs pour son utilisation à large échelle, une production suffisante suivie de sa disponibilisation auprès des agriculteurs, en temps réel.
Mots clés: IFDC, acidité des sols, pH, dolomie, éléments assimilables, phytotoxicité, qualité chimique et physique, rendements agricoles