Analyse biochimique de quelques cultures résilientes à racines et leur contribution dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages : cas de l’ancienne commune de Mwumba.

Non programmé
20m
FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI (Campus Mutanga)

FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI

Campus Mutanga

100

Orateur

Alain Fernand Ingabire (Universite de Ngozi)

Description

Résumé
Introduction et contexte : Face au changement climatique et à l’insécurité alimentaire au Burundi, notamment dans la commune de Mwumba, les cultures résilientes à racines (manioc, patate douce, colocase, igname) offrent une alternative durable.
Problématique : comme d’autres régions de notre pays, la commune de Mwumba est vulnérable aux aléas climatiques et à la malnutrition. L’exploitation des cultures résilientes y est limitée, et leur potentiel nutritionnel réel est peu connu.
Objectif : L’objectif de notre étude était de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages en analysant la biochimie (lipides, protéines, sucres totaux) et la contribution de ces quatre cultures.
Méthodologie : L’étude a combiné une enquête auprès des producteurs dans 29 collines et des analyses biochimiques en laboratoire (ISABU) selon les normes AOAC, incluant l’extraction des matières grasses, des protéines et des sucres totaux.
Résultats : L’enquête montre une forte dominance du manioc (93,1% des collines) contre une faible présence de l’igname (20,7%). La majorité des producteurs pratique l’agriculture extensive (100%), subit le stress hydrique (80%) et manque de semences (90%). Les analyses biochimiques révèlent que l’igname est la plus riche en lipides (1,56% MS), protéines (4,58% MS) et sucres totaux (11,5% MS), suivie de la patate douce (8,66% de sucres). Les colocases et le manioc présentent des teneurs plus faibles.
Conclusion : Les cultures résilientes ont un potentiel nutritionnel réel, mais leur contribution est limitée par le manque de connaissances, de semences et de pratiques adaptées. Une sensibilisation et un soutien technique sont nécessaires pour améliorer la sécurité alimentaire au Burundi en général et à Mwumba en particulier.

Auteur

Alain Fernand Ingabire (Universite de Ngozi)

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