Orateur
Description
La transformation des patates douces à chair orange (PDCO) en farine constitue une stratégie prometteuse pour lutter contre la carence en vitamine A. Cette étude évalue quatre variétés (Irene, Naspot 9, Naspot 12 et Yanzovu) ainsi que deux techniques de séchage (à l'étuve et au soleil) afin de déterminer les paramètres optimaux pour maximiser la rétention du β-carotène dans le produit fini.
Le processus de transformation des patates douces à chair orange en farine, provoque des altérations physico-chimiques des tubercules. Ces phénomènes se manifestent par un une dégradation significative de la teneur en β-carotène, compromettant ainsi la valeur nutritionnelle du produit fini
Cette étude a porté sur quatre variétés de patates douces à chair orange (Irene, Naspot 9, Naspot 12 et Yanzovu) récoltées auprès agriculteurs. Les tubercules ont été transformés en farine selon deux méthodes : le séchage au soleil et le séchage à l’étuve (45 °C), suivi d’un broyage et d’un tamisage. La concentration en β-carotène de la farine obtenue a ensuite été quantifiée par spectrophotométrie UV-visible.
Les résultats démontrent que la méthode de séchage influence significativement la rétention du β-carotène : le séchage à l’étuve s’avère nettement supérieur au séchage au soleil, avec des taux de rétention respectifs variant de 72,31 % à 94,95 % contre 63,42 % à 79,59 %. Quelle que soit la méthode employée, la variété Naspot 12 s'est distinguée par la teneur résiduelle en β-carotène la plus élevée.
La variété Naspot 12, combinée au procédé de séchage à l’étuve, constitue la stratégie optimale pour produire une farine à haute valeur nutritionnelle. Cette approche est recommandée pour contribuer efficacement à la lutte contre les carences nutritionnelles au Burundi.