Facteurs associés à la non-réponse au traitement nutritionnel chez les enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aigüe sévère dans les services de traitement ambulatoire du district sanitaire de Kibumbu

Non programmé
20m
FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI (Campus Mutanga)

FABI-EANSI/1-1 - Salle EANSI

Campus Mutanga

100

Orateurs

Jean Berchmans Bigirimana (EANSI, Master en nutrition et santé, option nutrition clinique)Dr Michel Baseka (Université du Burundi,EANSI)

Description

Résumé
Objectif : Identifier les facteurs associés à la non-réponse au traitement nutritionnel chez les enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë sévère(MAS) pris en charge dans les services de traitement ambulatoire (STA) du district sanitaire de Kibumbu.
Problématique : Malgré l’utilisation des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (ATPE), certains enfants atteints de MAS ne répondent pas favorablement au traitement nutritionnel. Cette situation compromet l’efficacité des programmes de prise en charge et expose les enfants à un risque accru de complications. Les données locales sur les facteurs associés à cette non-réponse demeurent limitées.
Méthodologie : Une étude rétrospective analytique de type cas-témoins non appariés a été réalisée auprès de 198 enfants atteints de MAS admis dans les STA du district sanitaire de Kibumbu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. L’échantillon comprenait 99 cas (non repondants) et 99 témoins(répondants). Les données ont été collectées à partir des registres de prise en charge et auprès des parents ou tuteurs. Les analyses bivariée et multivariée ont été réalisées avec STATA 15.1 au seuil de 5 %.
Résultats : Les facteurs indépendamment associés à la non-réponse étaient le mauvais suivi à domicile (ORa = 14,99 ; p < 0,001), le faible appétit de l’enfant (ORa = 11,72 ; p < 0,001), le partage des ATPE (ORa = 9,67 ; p < 0,001), le non-respect des règles d’hygiène dans le ménage (ORa = 8,42 ; p < 0,001) et la présence d’au moins quatre enfants dans le ménage (ORa = 5,77 ; p = 0,001).
Conclusion : La non-réponse au traitement nutritionnel de la MAS est principalement liée aux pratiques familiales et aux conditions de prise en charge. Le renforcement du suivi à domicile, de l’éducation nutritionnelle et des mesures d’hygiène pourrait améliorer les résultats thérapeutiques.

Auteur

Dr Michel Baseka (Université du Burundi,EANSI)

Co-auteur

Jean Berchmans Bigirimana (EANSI, Master en nutrition et santé, option nutrition clinique)

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